J'ai vu Le Voyage de Chihiro à Orléans. Je me suis dit qu'il faudrait que je joue cette musique un jour.
À 7 ans, Guillaume se met au piano par mimétisme, en imitant son frère aîné. Il n'arrêtera jamais. Adolescent, dans le sous-sol familial, il passe des heures à transcrire d'oreille les musiques de Joe Hisaishi — les bandes originales des films du Studio Ghibli — note par note, sans simplifier, sans appauvrir.
Quinze ans plus tard, Guillaume a réussi le concours du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, traversé l'épreuve du concours Chopin de Varsovie, enregistré ses transcriptions au Théâtre des Champs-Élysées, et joué aux côtés de Joe Hisaishi en personne lors d'une tournée en France. Le compositeur, peu accessible et peu bavard, lui aura glissé trois mots qui valent toutes les validations : tu es très talentueux.
Dans cet épisode de Vive la vie, Guillaume raconte le chemin d'un jeune passionné qui a refusé de simplifier — la musique, son rythme, sa trajectoire — et qui a fini par jouer avec son héros sans jamais avoir cherché à se vendre.
Ce qu'on aborde
- Le piano comme une langue : raconter une histoire plutôt que jouer des notes
- Le Conservatoire de Paris et la rencontre avec d'autres passionnés qui parlent la même langue
- Condenser une vie de travail dans quinze minutes de scène au concours Chopin de Varsovie
- Transcrire d'oreille les musiques de Hisaishi, note par note, sans rien sacrifier
- La rencontre backstage avec Joe Hisaishi, texte préparé en japonais à la main
- Jouer avec son héros : la tournée en France et l'adoubement du maître
- Pourquoi le chemin compte plus que la finalité, et accepter sa trajectoire
